Le témoignage du salarié est souvent le moment où le bureau forme sa première impression concrète du litige. Contrairement à ce que l'on croit, il ne s'agit pas de tout raconter chronologiquement, mais de répondre précisément aux faits contestés : motif du licenciement, conditions de travail, échanges avec la hiérarchie.
Préparez trois axes : les faits datés et vérifiables, les pièces qui les étayent, et les demandes chiffrées que vous formulez. Quand le président vous interrompt — ce qui est fréquent —, revenez calmement à l'élément demandé plutôt que de reprendre votre fil depuis le début.
Évitez les jugements moraux sur votre ancien employeur et les généralités du type « on ne me respectait pas ». Préférez : « Le 14 mars, lors de la réunion de service, M. X m'a retiré la responsabilité du dossier client Y sans explication écrite, comme le montre le courriel du 15 mars. »
Entraînez-vous à voix haute chez vous ou avec un accompagnement. Une simulation permet de repérer les passages où l'émotion prend le dessus ou où vous oubliez de mentionner une pièce pourtant versée au dossier.