Témoignages
Ce que disent les salariés accompagnés
Des retours concrets sur des dossiers de licenciement, de rappel de salaire ou de harcèlement moral, recueillis après les consultations — avec leurs réserves lorsqu'elles existent.
J'avais peur de ne pas savoir répondre quand l'avocat de mon ancien employeur prendrait la parole. La séance m'a permis d'anticiper ses arguments sur mon absentéisme et de préparer des réponses courtes, appuyées sur mes certificats médicaux. Le jour de l'audience, j'ai moins bégayé que je ne le craignais — même si j'ai encore oublié de mentionner une prime, ce que Pauline m'avait pourtant signalé.
La note de synthèse m'a ouvert les yeux sur une pièce manquante : mon avenant de télétravail signé en 2021. Sans elle, ma demande de rappel de salaire sur la période post-Covid aurait été difficile à défendre. Restitution claire, sans jargon inutile.
La mise en situation dans le cabinet m'a déstabilisée au début — volontairement, je crois — et c'était exactement ce qu'il me fallait. J'aurais aimé une séance un peu plus longue pour enchaîner deux scénarios complets, mais le débriefing était très concret.
Je ne savais pas comment structurer mes demandes indemnitaires. Le plan proposé m'a aidé à séparer clairement le rappel de salaire, l'indemnité de licenciement contestée et le préjudice moral. Le document final tenait en douze pages, lisible pour le bureau.
Accompagnement sérieux sur un dossier de harcèlement moral. Pauline a pris le temps de relire mes mails et mon journal de bord sans me juger. La fiche mémo m'a servi le jour J ; la conciliation n'a pas abouti, mais je suis entrée en jugement avec des arguments ordonnés.
Récit détaillé — dossier de licenciement économique à Caen
Marc, technicien de maintenance dans une PME du Calvados, a été licencié pour motif économique en janvier 2025. Son employeur produisait un plan de sauvegarde de l'emploi datant de 2022, mais Marc savait que deux postes similaires au sien avaient été pourvus après son licenciement. Il souhaitait contester la cause réelle et sérieuse sans pouvoir financer un avocat pour l'ensemble de la procédure.
Il a d'abord commandé une analyse de dossier : la note a identifié une incohérence entre les effectifs déclarés au CSE et les fiches de poste publiées sur le site de l'entreprise. Une séance de préparation a suivi, centrée sur la façon de présenter ces éléments sans se perdre dans la colère. Marc s'est représenté seul en conciliation — sans accord — puis en jugement. Il a obtenu une indemnisation partielle ; la procédure a duré quatorze mois, délai qu'il juge long mais prévisible compte tenu de la juridiction.
Ce cas illustre une limite fréquente : l'accompagnement ne garantit pas l'issue du litige, mais structure l'argumentation et la présentation des faits.
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